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vendredi 22 novembre 2013

[Rentrée Littéraire 2013] Pietra Viva

Titre du roman : Pietra Viva

Auteur : Léonor de Récondo

Nombre de pages : 240

Mon édition : Sabine Wespieser

Genre : Historique

4ème de couverture :

Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociants, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront ressurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre. 



Ce que j’en pense :

Pietra Viva, c’est la bonne surprise de la rentrée littéraire. Pour être tout à fait honnête, j’étais curieuse de le découvrir, mais je n’étais pas sûre de l’apprécier. Et au final… je l’ai dévoré ! On y suit Michelangelo, le célèbre sculpteur, qui fuit la douleur en se plongeant dans le travail.

Andrea, un jeune moine incarnant la perfection aux yeux du sculpteur, meurt brutalement. Il y était très attaché, bien qu’ils n’aient échangé que quelques paroles. Ce décès provoque en Michelangelo un chagrin immense et un sentiment d’abandon. Cela le fait réfléchir et fait ressortir les profondes blessures qu’il avait ressenties lors de la mort de sa propre mère, alors qu’il n’avait que 6 ans. Il avait réussi à atténuer la douleur en oubliant. Mais la mort d’Andrea et la compagnie de Michele ravivent les souvenirs du sculpteur. Peu à peu tout lui revient concernant sa mère: l’odeur de ses cheveux, le son de sa voix… J’ai tout bonnement été captivé par l’introspection de Michelangelo. Il s’interroge, doute, fuit ses souvenirs, et en même temps les cherche…

C’est un homme solitaire, mais il se lie d’amitié avec Cavallino, le fou du village. Et je le comprends, car Cavallino est sans conteste mon personnage préféré. La société le considère comme fou car il se prend pour un cheval et qu’il voit ses congénères comme des animaux : les carriers sont des loups, Michelangelo est un chien… Ses interventions sont toujours pleines de sens, même si sa façon de voir les choses ne rentre pas dans la norme. Michelangelo n’aime pas non plus les enfants, et pourtant il finit par se rapprocher de Michele un petit garçon de 6 ans, qui vient tout juste de perdre sa mère. Il se reconnait en ce petit bout, même si au début il ne veut pas l’admettre et cherche à l’éloigner de lui.
« Cavallino est tout l'inverse. Peu lui importe de ne pas ressembler à un cheval. Cette incohérence n'a jamais traversé son esprit. Il est ce qu'il désire être, tout simplement. Et Michelangelo, en le regardant caresser la crinière de sa belle jument blanche, se demande si le plus fou des deux n'est pas celui qui reste de l'autre côté de la barrière du rêve, celui qui poursuit la beauté sans jamais l'atteindre. » p. 131
On discerne donc l’homme qui se cache derrière la figure célèbre. Sa sensibilité, ses sentiments… C’est la plus grande partie du roman, le thème principal. Mais on côtoie aussi le sculpteur. On suit Michelangelo dans les carrières, on le voit faire des choix, observer les blocs de marbre, en extraire mentalement des sculptures… On découvre donc les deux facettes de l’homme, et j’ai trouvé cela très intéressant et très bien développé.

En conclusion, Pietra Viva est une excellente surprise. J’ai été captivée par le récit que nous fait Léonor de Récondo. L’auteur a une très belle plume, les mots coulent tout seul, les pages défilent et avant que l’on s’en rende compte… on a terminé le roman !

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2013 organisé par Priceminister
Appréciation globale :
Une belle découverte.
& Enjoy

4 commentaires:

  1. Tu me donnes envie de le découvrir un peu plus :)

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    1. Tu m'en vois ravie :D Il en vaut vraiment le coup :)

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  2. Je suis heureuse de lire qu'il est apprécié, je pense moi aussi qu'il en vaut vraiment la peine.

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